Ses 3 grandes familles

On distingue traditionnellement 3 grandes familles :

  • l'autopromotion dont l’initiative et la Maitrise d’Ouvrage sont portées par un groupe d’habitants,
  • La coopérative d’habitants, qui par sa forme juridique, ajoute à l'autopromotion, les dimensions une personne-une voix, la propriété collective et l'anti-spéculativon,
  • Les opérations mixtes qui incluent du locatif ou de l'accesion sociale. L’initiative peut relever d'une collectivité, d'un aménageur, d'un groupe d’habitants ou d'un organisme HLM voire d'un AMO.

On recense aujourd’hui environ 550 opérations réalisées ou projets d’habitat participatif sur le territoire national (source Coordin’action).Le mouvement est lancé et certains élus parlent de "troisième voie pour le logement" entre la promotion privée et le logement social. C'est que l'articulation des dimensions individuelles et collectives produit non seulement des espaces privés et communs auto-gérés mais des lieux de vie qui rayonnent le plus souvent sur le quartier et parfois même au delà.

L’habitat participatif produit un habitat sur mesure de qualité à un prix abordable et développe en prime le "capital" social. Quand les capacités relationnelles des habitants augmentent, le plus souvent les initiatives environnementales, culturelles et économiques du territoire aussi. Cela contribue à l'attractivité du territoire.

C'est la raison pour laquelle depuis 2009, sous l'impulision de la Communauté Urbaine de Strasbourg, de plus en plus collectivités facilitent l'Habitat Participatif. Les élus le rendent possible par une gestion innovante et exigente de leur foncier. Ainsi les professionels de la construction les plus avisés s'en inspireront pour  construire non seulement des murs mais aussi des ponts avec les habitants usagers.

Pierre-Yves  Jan, co-président d’Eco-Habitat Groupé en rend compte lors des RNHP de 2012 à Grenoble